Myanmar (ex Birmanie)

Myanmar (ex Birmanie)

solo     couple      Famille     ZA1 euro =  1200 kyat MMK ,  USD

La Birmanie est assurément le plus beaux pays de l’Asie sud-est.
Mosaïque de paysages organisés autour de la vallée de l’Irawady, mosaïque de cultures et de religions ancestrales, vouée aux esprits des Nats sous la protection du bouddhisme Theravada, le Myanmar ou Birmanie  est l’un des derniers pays où l’authenticité et l’émerveillement subsistent encore. Mais pour combien de temps ?
Le cœur de la ville de Rangoon, ex capitale, est l’âme et l’identité véritable des Birmans, bien loin des façades héritées du colonialisme britannique qui contrôla le pays avant l’indépendance. Rangoon est dominée par l’immense cloche d’or du stupa de la pagode Schwedagon, une vue imprenable sur toute la ville.
Mais la Birmanie est aussi un monde hors du temps, fait de légendes vivantes, de marchés colorés, de paysages de lumière, et du  sourire naturel de ses habitants…
Longtemps fermée au tourisme, la Birmanie s’ouvre progressivement depuis une quinzaine d’années, nous dévoilant ses trésors cachés.

myanm

Climat
Trois saisons principales découpent l’année en Birmanie :
– La mousson commence fin mai/début juin, apportant de fortes pluies
– En novembre commence la saison sèche, avec des températures plus basses
– La chaleur revient dès février pour atteindre son maximum, jusqu’en mai, avec des pointes à plus de 35°.
Les pluies sont beaucoup plus abondantes autour de Rangoon.
Pour un séjour agréable en Birmanie, la meilleure période se situe entre novembre et mai, après la mousson mais avant les très grosses chaleurs.
Après février, pour trouver un peu de fraîcheur, vous pouvez vous rendre dans les montagnes ou sur la côte.

Littérature
-La vallée des rubis, Joseph Kessel, Folio 2560
-Une histoire birmane, George Orwell
-Birmane, Christophe Ono dit Biot, Point
-A.S.S.K, le jasmin de la lune, Thierry Falise, J’ai Lu 8642
-Sur la route de Mandalay, Mya Than Tin
-Les territoires de l’Opium, Pierre Arnaud Chouvy
-Terre d’or, Norman Lewis
-Fumée d’opium, Claude Farrere

Things to do
-Rangoon, et ses environs, sortir de la ville, prendre le ferry, aller vers le Delta -Pagoda Sula, Pagoda Swedagon, se promener dans la capitale, visiter les centres artistiques, déjeuner dans les gargotes de rue, nourriture indienne, népalaise
-Mandalay et ses environs, à faire en vélo
-Descente de l’Irrawady en bateau
-Lac Inle
-Moulmein
-Pagan
-les tribus reculées tout au nord du pays
-Quelques jours de plage autour de Ngapali
Me contacter pour davantage de renseignements
A Rangoon dormir à Pyin oo lwin guest house, Mahabandoola garden street

Message personnel.
La Birmanie a ouvert ses portes au tourisme en Septembre 1996 en autorisant un visa pour un séjour de 2 semaines. Auparavant c’était un visa de 8 jours seulement, en groupe et suivant un itinéraire bien défini accompagné d’un guide. En Novembre 1996, soit 2 mois plus tard,  je prenais l’avion au départ de Bangkok, seule porte d’entrée de la Birmanie,  en direction de Rangoon : un premier voyage de 2 semaines en solo avec toujours ce même circuit imposé : Rangoon, Mandalay, descente du fleuve Irrawady en bateau jusqu’à Pagan, puis le lac Inle, le rocher d’or et retour à Rangoon. Quelques rencontres avec d’autres voyageurs, nous étions très peu à cette époque, et une première découverte de ce pays magnifique, où le temps s’est arrêté aux dernières années de la colonisation anglaise. Pendant des années j’ai gardé un souvenir indélébile de ce voyage, je citais la Birmanie comme le plus beau pays du monde. Un second voyage en 2003 a confirmé mes toutes premières émotions de 96, j’étais définitivement amoureux de ce pays. Je me souviens encore de Rangoon un samedi au lever du jour, je voulais prendre des photos de la ville au réveil de ses habitants… il était 6h du matin, pas un bruit dans les rues, juste le « dring dring » des sonnettes sur des dizaines de vélos circulant et s’évitant à chaque croisements. Mais je me souviens surtout de ces rues vides de voiture, à part celles des officiels, des riches commerçants chinois, des taxis, et de ces grands panneaux avec un klaxon barré : interdiction formelle de klaxonner. Les oiseaux bien nourris des restes de nourriture offert par les vendeurs ambulants volaient lourdement d’arbre en arbre, les birmans en sarong m’observaient du coin de l’œil, à la fois curieux et méfiants envers ces blancs, ces occidentaux dont on leur avait dit tant de mal…le lendemain dimanche, à 16h un chauffeur de taxi que j’avais rencontré m’a emmené assister à un meeting de l’opposante ASSK, une réunion avec ses militants tenue derrière le portail de sa résidence/prison… un souvenir unique… Sur le lac Inle nous étions une dizaine de pirogue avec dans chacune quelques voyageurs, à naviguer au milieu des cultures sur l’eau, du marché flottant et des pêcheurs locaux. Au temple des chats sauteurs j’avais pu bavarder en anglais avec un des moines dresseurs de ces petits chats abandonnés… Mandalay était encore une ville relativement calme et discrète, bien que plus vivante et plus habitée que Rangoon ; Mandalay était la plaque tournante de tous les trafics birmans, jade, rubis, opium… la présence d’un étranger était tout de suite suspecte.  J’ai eu la chance de voir et de ressentir tout cela, ce temps révolu.
En Janvier 2014 je suis retourné pour un mois au Myanmar, une révolution touristique s’est emparé du « pays aux 1000 pagodes » depuis 2012, mon histoire d’amour était terminée. J’ai mis plus de 6 mois pour trouver le recul nécessaire, pour panser ma tristesse et pour pouvoir écrire ces lignes avec objectivité et détachement. La Birmanie a totalement changé, certes, mais c’est toujours l’un des plus beaux pays du monde et je recommande cette destination  à tous les voyageurs.

Que s’est-il passé ?
Certains médias pensent que suite au printemps arabe, la junte militaire qui gouverne depuis 50 ans aurait pris peur, et décidé d’ouvrir soudainement et très largement le pays. C’est faux. La Junte a seulement senti le vent tourner, bien avant le Printemps arabe, et persuadée qu’elle perdra définitivement les prochaines élections en 2015, les militaires ont pris les devants : ils ont légalisé la Ligue Nationale pour la Démocratie, Aung San Su Ky fut ainsi libérée de sa résidence surveillée, puis élue au parlement… A suivi l’émancipation de la presse, et l’ouverture au commerce l’international… Il faut également savoir que les généraux de la Junte, au préalable, ont pris soin d’investir dans tout ce qui concerne le tourisme. Ils sont prêts à laisser la place vacante car ils possèdent tout : les compagnies aériennes, les grands hôtels, les compagnies de bus, les grands restaurants, les patentes pour les commerçants….Tout leur appartient en sous main : les prix dans le tourisme sont montés en flèche, voire prohibitifs concernant certaines guest house de Pagan, les birmans ne récoltant que les miettes. Le Myanmar souhaite un tourisme de luxe ou du moins de voyageurs plus argentés, essayant d’éviter les groupes de backpackers comme en Thaïlande.

Et puis fin 2013, comme pour cautionner toutes ces bonnes intentions, Barak Obama s’est rendu au Myanmar en voyage officiel, offrant à ce pays une visibilité aux américains des 50 Etats : des millions de touristes potentiels n’ont pas perdu de temps pour venir visiter ce nouveau pays qu’ils ne connaissaient pas… En 2014 on est très au-dessus du million de touristes par an, plus de demandes que d’offres, pas assez de chambres d’hôtel, pas assez de vols intérieurs, des milliers de voitures dans les rues de Rangoon, avec continuellement le bruit de leur klaxon assourdissant… trop de tout trop vite….

Alors comment approcher un voyage vers le Myanmar ?
Rangoon, le lac Inle, Mandalay et ses carrières de jade, le rocher d’or, plus récemment la ville pittoresque de Moulmein, et Pagan avec ses deux mille deux cents pagodes, ce pays reste l’un des endroits les plus envoûtants de notre planète… Voyageurs, si vous choisissez Le Myanmar comme destination, sachez que vous n’aurez pas une grande liberté quant au choix de votre circuit, les lieux à visiter sont les mêmes pour tout le monde, à vous de donner un sens à votre visite, géographique comme spirituelle…Au sud, Moulmein nouvellement ouverte au monde extérieur est certainement le reflet exact de la Birmanie d’autrefois, incontournable. Tout au Nord pas encore ouvert, où vit une immense communauté de Népalais immigrés c’est un peu le grenier agricole du pays, cultures, tribus ancestrales, et paysages à couper le souffle. Il faut passer par une agence d’Etat pour accéder à cette région mais ça vaut le coup ! A la frontière avec l’Inde, ligne de tous les trafics et de tous les dangers, aucun occidental n’a pu en rapporter le moindre  témoignage… Peut-être aurez-vous la chance dans les années à venir de découvrir cette contrée isolée.

Bon voyage à tous.