Malaisie

Malaisie

solo     couple       ZA1 euro = 4.2 ringgit MYR

En 2014 la Malaisie a battu l’objectif qu’elle s’était fixée avec plus de 25 millions de visiteurs pour cette année. Sa réussite touristique tient en un seul mot : religion. Pour séduire les visiteurs musulmans du monde entier, l’état malaisien offre depuis longtemps la facilité à la nourriture Halal, ainsi qu’une grande sécurité autour des  installations religieuses et diverses services relayés par les hôtels.
La Malaisie arrive désormais à la 1ère place devant l’Egypte et la Turquie pour recevoir cette clientèle religieuse, car leur fréquentation et leurs dépenses augmentent de façon significative.
Une très grosse partie de cette clientèle du voyage en Malaisie concerne les créneaux du luxe et du Corporate, mais depuis peu il existe aussi une branche Eco-tourisme qui séduit les voyageurs en demande d’aventure. C’est du coté du Sarawak et Sabah à Bornéo que vous trouverez cette biosphère unique à l’Est de la planète, la jungle à l’état pur, des tribus méconnues, un mode de vie encore ancestral, bref, une aventure des grands jours….

mal

Climat
La température est élevée à longueur d’année, et l’humidité à plus de 75% quasi-permanente, surtout à Borneo. La mousson d’hiver domine entre novembre et février avec de fortes pluies. La mousson d’été (dans tout l’Asie sud-est) est active à partir d’août et jusqu’en novembre, elle apporte les pluies  et s’accompagne de vents très violents.
Tenez bien compte de ces différences, en évitant les séjours à l’est du pays entre octobre et février. Pour le reste du territoire, toute l’année peut être propice à votre voyage, si ce n’est le mois du Ramadan où tout fonctionne au ralenti. Baignade possible à toutes les saisons, l’eau est en permanence à plus de 25°C !

Things to do
-Melaka, à 2 heures des grattes ciel de Kuala Lumpur, laisse place à d’immenses fotêts de palmiers qui longent toute la route principale. Ancien village de pècheurs, Palais hollandais, temples chinois ou hindous
-Penang, l’héritage architectural et colonial de la Malaisie : un trésor !
-les cultures de thé dans les Cameron Highlands
-expédition à Bornéo
-Iles Perenthian
-Iles Langkawi
-canopée et forêt primaire du Taman Negara
-Pulau Tioman
-festival hindou de Thaipusam
-vie en maison communautaire dans les Kelabit highlands du Sarawak

Littérature
Jim Thompson, William Warren, Editions du Pacifique
Malaisie, Henri Fauconnier, Editions du Pacifique
Meurtre en Malaisie, Shamini Flint
Au coeur de Bornéo, Redmond O’Hanlon, Payot
Amok, Stefan Sweig

Message personnel.
La Malaisie est une destination sur laquelle il va falloir compter, mais j’avoue qu’elle s’adresse plus spécialement aux personnes musulmanes qui voudront passer des vacances en totale harmonie avec leurs convictions religieuses. Lors de mon dernier séjour en Malaisie début 2014, j’ai rencontré de nombreux français qui ont acceptés de m’expliquer  leur choix de venir ici : pouvoir pratiquer pleinement leur religion était le facteur principal car le tourisme islamique en Malaisie respecte scrupuleusement les règles strictes du Coran.

Pour les autres voyageurs,  Bornéo et son éco-tourisme est la destination idéale pour davantage d’aventure car pour moi la Malaisie Mainland ne présente pas beaucoup de trésors, excepté les Cameron Highlands, Penang, Melaka, Langkawi. Ces quelques sites visités, je vous invite à voyager dans la partie malaisienne de Bornéo, au Sarawak et Sabah, vous pourrez profiter de nouveaux projets d’écotourisme, effectuer des randonnées au milieu des plantes carnivores et des paysages de granit lunaires, escalader pour atteindre le sommet du mont Kinabalu et regarder le soleil se lever sur Bornéo… alors prenez un vol pour Kuching et contacter Amélie afin de découvrir la vraie nature et la véritable identité du peuple de Bornéo.    Contact : Facebook Amélie Blanc, « Bornéo à la carte »

L’histoire de Jim Thompson
Arrivé en Thailande au lendemain de la guerre de 1944, Jim Thompson était un ancien agent de l’OSS (qui s’appelle maintenant « CIA »). Séduit par le pays, il développe la production de la soie thailandaise et collectionne les objets d’art ancien asiatique. Il disparut mystérieusement en 1967, lors d’un séjour chez des amis en Malaisie. C’était un homme extrêmement courtois et stylé.

Jim Thompson est né à Delaware en 1906, dans une famille aisée et bien établie. Il fut diplômé de l’Université de Princeton en 1926. En 1927, il voyagea en Europe, puis il reprit des études d’architecture à l’Université de Pennsylvanie. Il exerce comme architecte à New-York. En 1941, à cause de la seconde guerre mondiale, il ferme son cabinet et s’engage dans l’armée.

L’agent secret Peu de temps après son enrôlement, il rencontre le Capitaine Edwin Black, de l’OSS et leur amitié dura jusqu’en 1967. Le Capitaine Black eut une grande influence sur Jim, alors lieutenant de 36 ans: il le convainc d’intégrer l’OSS et lui présente une ancienne mannequin avec qui il se mariera quelques temps plus tard. Après avoir reçu une formation d’agent de l’OSS sur l’ile de Catalina (Californie), Jim est affecté à l’outre-mer: il sert en Afrique du Nord, France et en Italie. Puis, après la défaite allemande, il forme une équipe à Ceylan (Sri Lanka) avec pour mission d’être parachuté dans la jungle du nord de la Thailande. C’était pour renforcer les opposants thailandais au gouvernement pro-japonais de Bangkok. Mais la guerre cessa à la capitulation japonaise, et le Colonel Thompson arriva alors à Bangkok pour y prendre les fonctions de conseiller militaire à l’ambassade US.

Il se passionne alors pour la Thailande, voyage à travers tout le pays, parfois des semaines entières. Il lie de nombreuses amitiés, y compris auprès de personnes influentes. Il se prépare à revenir en Thailande, lorsqu’il sera démobilisé. Lorsque l’hôtel Oriental est mis en vente, il achète un quart des parts. Malgré le mauvais état de l’hôtel, ancien quartier général des japonais, il voit des possibilités de développement.

Après sa démobilisation aux USA, il ne parvient pas à convaincre sa femme de le suivre en Thailande qui demande le divorce. Il entame alors une nouvelle vie en Thailande; il cède ses part dans l’hôtel Oriental, à la suite d’un désaccord avec Germaine Krull, journaliste française au « Paris Magazine » et co-actionnaire de l’hôtel.

L’industriel C’est alors qu’il se souvint des pièces de soie qu’il avait vu en Thailande. Cette industrie ancienne était en déclin à cause de la concurrence   des produits européens et japonais, bon marché. Il restait une poignée de tisseurs en Thailande. En 1947, il rencontre Madame Edna Chase, grand nom de la mode Newyorkaise et éditeur de la revue Vogue, et lui présente des échantillons de soie thailandaise. Séduite par le tissu, elle persuade un créateur de dessiner une robe en soie thailandaise. La robe fut présentée dans la revue et ce fut le succès. Mais Thompson devait produire des vêtements à taille standardisée pour obtenir des commandes.

Il fonde alors la « Thai Silk Company », et améliore les couleurs, suit la qualité. Il incite les vieux tisseurs et en quelques mois près de 200 tisseurs travaillent pour lui. En 1951, la soie de Jim Thompson est utilisée pour la comédie musicale « Le Roi et Moi »; l’affaire prend de grandes proportions au point de devenir l’une des principales exportations du pays. Deux plantations de murier (pour l’élevage des vers à soie) sont créées au nord de la Thailande. En 1960, la « Thai Silk Company » compte 2000 tisseurs, et l’activité est si profitable, qu’il y a déjà 140 concurrents.

Le collectionneur L’autre activité qui le passionnait le plus, avec l’industrie de la soie, c’est sa collection d’oeuvres d’art asiatique. Il aimait visiter les villages du nord de la Thailande et commenca à s’intéresser à l’art thailandais, peintures sur soie, sculpture sur bois, et sculptures bouddhistes. Pour contenir tous ces trésors, il fit construire une maison a Bangkok : il racheta trois vielles maisons du XIX° siècle dans la région d’Ayutthaya et les fit reconstruire, sur un terrain qu’il acheta le long d’un klong à Bangkok (un klong est un canal). Il ajouta des corridors, un escalier et des salles de bains.

La collection comprend des laques birmanes, des bronzes cambodgiens, des poteries Ming, des chandeliers en cristal Victorien. Jim Thompson invitait souvent des personnalités à diner à la lumière des bougies et des torches du jardin tropical, avec un orchestre et des danseurs traditionnels thailandais. Thompson voulait céder la maison et la collection à la Siam Society, mais on le soupçonnait d’avoir acheté des pièces volées dans les ruines khmères; il répliquait alors que de toutes façons les pièces étaient restées en Thailande grâce à lui. Deux ans avant sa disparition, il eu un grave désaccord avec les membres de la Siam Society à propos de la réelle appartenance de plusieurs objets, et de leur restitution. La rumeur indique qu’il aurait changé son testament, la Siam Society étant alors déshéritée. Mais le testament ne fut jamais retrouvé.

Au milieu des années 60, le siège de la Thai Silk Company devenait trop étroit et Thompson conçut les plans d’un nouveau batiment qui fut achevé en 1967. Il était surmené et fatigué, souffrait de calculs biliaires et avait accepté l’idée d’une opération plus tard cette année là. Il portait toujours sur lui des pilules pour apaiser la douleur. Il avait besoin de repos et l’opportunité vint, lorsque son amie, Connie Mangskau, l’invita pour les vacances de Pâques dans le chalet d’amis communs, le Dr Ling et son épouse, dans les Monts Cameron en Malaisie.

Madame Mangskau était anglaise, d’origine thai, et veuve d’un capitaine de bateau norvégien. Thompson l’avait rencontré en 1945 lorsqu’elle travaillait comme interprète auprès des services alliés à Bangkok. Ils étaient devenus bon amis, il l’avait aidée à ouvrir sa première boutique d’antiquités, à l’hôtel Trocadéro puis à l’hôtel Oriental, et plus tard il lui avait tracé les plans de sa fameuse maison thai, qui était semblable à la sienne.

Le Dr Ling, un homme d’affaire chinois de Singapour, et son épouse, Helen, avaient déjà invité Thompson et Connie Mangskau, trois ans plus tôt, à Pâques, dans leur maison des Monts Cameron. Lorsque l’invitation a été renouvelée à Pâques 1967, Thompson accepta sans hésitation. Il aimait la vieille station britannique et il aimait bien les Lings, qui étaient aussi collectionneurs et antiquaires.

Les Monts Cameron  Alors que Thompson avait beaucoup de détails à régler pour le déménagement de ses bureaux, il demanda à Connie de s’occuper du voyage. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’aéroport, jeudi après-midi, Thompson avait oublié de se faire vacciner contre le cholera et avait omis le certificat d’imposition. Connie, qui connaissait des responsables de l’aéroport, arrangea les difficultés.

Cet incident mineur, souligne que Thompson n’avait pas prévu de quitter la Thailande, ni envisagé de rester longtemps hors du pays. Il avait sur lui 100 dollars en espèces. L’avion décolla à l’heure en direction de Penang.

Des faits étranges se produisirent à leur arrivée à Penang. « Aucun de nous n’avions été ici avant et nous étions anxieux de voir l’ile » rappelait Mme Mangskau. « Nous avons loué une voiture et roulions autour de l’ile lorsque Jim devint anxieux et voulait retourner à Georgetown pour se faire couper les cheveux ». Mme Mangskau admis qu’elle était ennuyée, mais elle accepta de le déposer chez un coiffeur avant de retourner à l’hôtel Ambassador, où ils avaient réservé deux chambres. A son retour Thompson indiqua qu’il aurait préféré descendre à l’hôtel E&O qui était un ancien établissement colonial, comme l’Oriental de Bangkok. Avait-il été à cet hôtel pour quelque raison ?

Le lendemain matin, ils prirent un taxi privé pour voyager jusqu’au « Moonlight Cottage », la maison des Ling. Le taxi les pris en charge à l’hôtel, mais il s’arrêta 10 minutes en ville et le chauffeur entra dans un bureau. Un autre chauffeur revint et pris le volant. Lorsqu’ils arrivèrent à mi-chemin, à Tapah, le chauffeur s’arrêta à la station de taxi et annonça qu’il devait changer de véhicule, parce que le moteur ne fonctionnait pas bien. Il les invita à prendre un autre taxi, dans lequel deux chinois attendaient déjà. Mme Mangskau devint irritée: elle avait payé pour un taxi privé et ne voyait pas pourquoi elle devait partager. Le chauffeur acquiesça et les chinois descendirent du taxi. Mangskau et Thompson poursuivirent leur voyage et arrivèrent au chalet quelques minutes après les Ling, et eurent un diner paisible en soirée.

Le lendemain matin, le Dr Ling annonça qu’il avait trouvé une nouvelle piste pour aller au golf ou ils devaient prendre le déjeuner, et il demanda à Thompson s’il voulait l’accompagner pour cette promenade. Thompson accepta, mais comme ils étaient toujours absents à midi, les femmes envisagèrent d’appeler la police. Mais finalement, les deux hommes arrivèrent tranquillement au club, fatigués et las. Dr Ling s’était fait une élongation à la jambe mais Thompson avait bon moral.

Le matin suivant c’était le dimanche de Pâques et les Ling avaient pour habitude d’aller à la messe, à la petite église du village. Mme Mangskau et Thompson décidèrent de les accompagner, mais Thompson préféra aller à pied. C’était le seul instant ou Thompson était seul, et l’enquête insista sur le fait que c’était le bon instant si quelqu’un avait voulu kidnapper Thompson. Après l’office religieux, Thompson voulait retourner au cottage, mais Mme Ling avait préparé un picnic. Ils conduisirent jusqu’à une partie isolée près de leur maison. Thompson semblait mal à l’aise et était anxieux de retourner au cottage. Il commença à ranger les affaires avant les autres. Ils rentrèrent au cottage à 14h30 et Mme Mangskau suggéra un peu de repos avant le diner, ce que tous approuvèrent, sauf Thompson. La dernière fois qu’ils le virent, il était assis dans le salon. Quelques instants plus tard, alors que les Ling étaient dans leur chambre, au rez-de-chaussée, ils entendirent le frottement d’un transat en aluminium comme s’il était tiré à travers la véranda. Ils supposèrent que Thompson voulait rester au soleil, mais quelques minutes plus tard, ils entendirent des pas dans le chemin de gravier.

Disparition mystérieuse  A 17h00, Thompson n’était pas rentré. Dans sa chambre, il n’avait pas touché au lit et avait laissé ses pilules et ses cigarettes, alors qu’il ne s’en séparait jamais, parce qu’il fumait beaucoup. Au coucher de soleil, Dr Ling appela la police. La région était en alerte. S’il n’était pas de retour à l’aube, une recherche serait lancée. Mais le Dr Ling n’attendit pas, il téléphona à un ami qui avait un chien et lui demanda de l’aide. L’ami arriva avec un colonel britannique en congé. Ils suivirent une piste qui conduisait aux « Beehives », et que Thompson avait déjà emprunté; d’ailleurs, la veille, Thompson avait déclaré vouloir emprunter ce chemin à nouveau. Les hommes revinrent bredouille à minuit puis engagèrent une seconde recherche, elle aussi sans succès.

A l’aube, la police ratissa la zone dans un rayon de 8 kilomètres autour du cottage, en vain. 1500 personnes entreprirent la plus grande chasse à l’homme dans l’histoire de la région. Mais Thompson ne fut jamais retrouvé.

La légende  Le mystère demeure sur la disparition de Jim Thompson à 61 ans, ce dimanche 26 mars 1967. Est-ce que l’industrie de la soie n’était pas une couverture pour lui permettre de poursuivre ses activités dans le renseignement ? Quelques temps après la disparition de Jim Thompson, sa soeur fut retrouvée morte, rouée de coups dans sa maison de Pennsylvanie. Son bureau avait été fouillé et des papiers gisaient au sol, mais l’argent n’avait pas été volé.

d’après un article en anglais de Harold Stephens – Bangkok Post –